sLip : « Il m’est même arrivé qu’une paire de sneakers aperçue dans la rue déclenche une idée. »

sLip, Lyon

Le projet SLip a démarré il y a une grosse dizaine d’années à Lyon, où je vis. Mais j’avais commencé à faire des visuels une dizaine d’années auparavant dans le cadre d’un groupe de musique avec des potes (@weareapplejelly sur Instagram). Je m’y suis collé parce que j’étais le plus computer-fluent. Ce n’était pas forcément très réussi mais j’ai pas mal bossé pour apprendre les bases et maîtriser les outils. J’ai tellement produit de visuels que je suis parti sur un projet perso : SLip était né.

 

Quels sont tes inspirations et tes références ?

En général, je pars d’une idée chopée à la radio, vue sur internet ou ailleurs.  Il m’est même arrivé qu’une paire de sneakers aperçue dans la rue déclenche une idée. A partir de cette bribe d’idée, le cerveau travaille pour composer une histoire de manière plutôt inconsciente. A moi ensuite de coordonner tout ça pour en faire quelque chose de cohérent visuellement. L’actualité fournit aussi beaucoup de matière que je retravaille par la suite.

 Comment se déroule la création de tes œuvres ?

 A partir de l’idée de départ, j’ai peu à peu des des images qui se forment, des situations qui apparaissent. Une fois que j’ai une idée de la forme que va prendre l’oeuvre je me mets en chasse sur internet des fragments d’images qui composeront mes visuels.
Ensuite le travail prend une tournure plus technique puisque je coupe, je colle, je joue avec les tailles, les couleurs pour obtenir quelque chose qui soit visuellement plus cohérent en essayant de garder l’idée de base le plus lisible possible.

La contrôleuse fiscale, 2020

Les idoles des archives, 2020

Si tu étais une œuvre, ce serait laquelle et pourquoi ?

 Battre les Blancs avec le coin rouge“ d’El Lissitzky


Pour l’épure des lignes, pour les couleurs et pour le contexte dans lequel cette oeuvre a vu le jour

Si tu étais une couleur ?

Difficile de choisir une seule couleur. J’aimerais plutôt être le tryptique noir/rouge/blanc

 Si tu étais une devise ?

Aucune.. Se résumer à travers une devise me parait impossible et trop souvent très cliché

 Si tu étais un hashtag ?

 #leslipcestlavie 🙂

 Si tu étais une émotion ?

A défaut de la colère qui me vient que rarement, je serais surement le râlage qui m’est continuel 🙂

 Mot de la fin ?

Merci à tous ceux qui me permettent de continuer

OBTENIR SES OEUVRES

Peux-tu nous expliquer « rupture aux machines à sous » et « casino love » ?

 “Rupture aux machines à sous” et “Casino Love” sont les deux facettes d’un même visuel. Ca m’amuse beaucoup de coller des personnages de tableaux anciens dans des situations très modernes. C’était le principe même de mon expo Auréole que j’avais fait avec @p2j_fr en 2016 au Ground Control à Paris.
Ici, le couple se rencontre au casino (les jeux, pas les supermarchés) et tout va bien, ils gagnent. C’est le Casino Love. Puis la banque gagne et les joueurs se retrouvent les poches vides et se disputent … Et survient la Rupture aux Machines à Sous 🙂

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