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Jakè et Vangart, une collaboration 100% lyonnaise

 

Artiste VANGART Momies

Jakè, une figure du paysage lyonnais !

Né en 1967 à Lyon, Jakè a suivi des études de dessinateur-maquettiste et obtient par la suite un BTS de création publicitaire à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art de Paris. Avant de se consacrer pleinement à son art, Jakè parcours différents milieux professionnels : directeur artistique en agence puis free-lance, poste dans le secteur de l’immobilier… Autant d’expériences qui lui ont permis de se conforter dans l’idée de suivre le chemin de sa passion qu’il considère, à juste titre, comme un métier à part entière. Lors de son interview pour LyonMag dans la rubrique Les Coulisses du Grand Lyon avec Gérard Angel, il cite Brel pour parler de sa situation : « Je ne connais pas d’artiste, je ne connais que des gens qui travaillent ». Dans cette même interview, on découvre alors un artiste sûr de lui avec des positions politiques affirmées.

Un univers riche, reconnaissable et critique

La pratique artistique de Jakè est basée sur l’utilisation du Posca et de l’acrylique. Sa patte est reconnaissable immédiatement, tant son univers est organique et dense. Dans les compositions qu’il propose, Jakè extrait des éléments de la ville et de la pop-culture : casques de chantier, nourriture, diamants, roses, étoiles… Ces différents éléments agissent comme des symboles et évoquent, par leur accumulation, une société de consommation grandissante, colorée mais parfois étouffante. Son travail reproduit la sensation d’une hyper activité et d’une pensée en arborescence qu’il explique ainsi : « Je m’inspire de tout ce qui m’entoure, j’utilise toutes les techniques à ma disposition. Je suis le bras armé de mon œil ».

Oeuvre VANGART Grand Format Momies

Une œuvre pensée et conçue à Lyon

Cette collaboration apparaît comme une évidence pour la maison Vangart, tant Jakè est un acteur important du paysage artistique contemporain et urbain à Lyon et en France. La nouvelle pièce, d’un mètre sur un mètre, est brodée sur un fond en bouclette, ayant comme motif principal le petit chien ailé (qui revient assez fréquemment dans les différents travaux de Jakè). Le fond de l’œuvre, très doux et attractif, vient compléter les sensations produites par le chien, central dans la composition. Fidèle à son travail, Jakè propose ici une composition riche et colorée. Tous les motifs sont tracés d’une ligne épaisse, faisant écho à sa pratique du Posca. L’œuvre joyeuse et festive évoque un univers enfantin où les différents dessins s’emmêlent et se superposent. Cette atmosphère joyeuse peut être déconcertante, tant le travail de l’artiste est presque systématiquement critique… D’ailleurs, sa position est claire : « Ma spécialité, c’est l’art contemporain urbain. Moi, je ne fais pas de maquette. Ceux qui font des murs peints, ils font une maquette, c’est de la décoration, pas de l’art » explique Jakè dans la même interview citée plus haut. Ici, et comme dans toutes ces œuvres, le personnage principal de la composition est enseveli de symboles et de signes, évoquant nos pensées intempestives, mais aussi les flux médiatiques et picturaux abondants. On retrouve la notion de densité autant dans le fond, les formes que dans la création de l’œuvre, qui ne nécessite pas moins de 6 jours de broderie !

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